Le printemps est inexorable – Pablo Neruda

publié le 23 mars 2021

Le printemps est inexorable - #Hashtag Feux verst pour la culture Hashtag green lights for culture

« Le printemps est inexorable. » 
Pablo Neruda  

Mobilisons-nous pour que le printemps soit culturel et essentiel !

Comme dans toute la France, de nombreux acteurs culturels du Val d’Oise et les équipes qui leur donnent vie, s’unissent pour rejoindre l’appel des syndicats professionnels et invitent les publics à se mobiliser les 20 & 21 mars pour lancer un message fort et collectif sur l’urgence d’avoir des perspectives concrètes pour la réouverture des lieux de spectacle.

Samedi 20 mars 2021 à 12h, a été le rendez-vous donné par les institutions culturelles, et relayées par les structures qui ont appelé à la mobilisation :  Élu.e.s, habitant.e.s, spectateur.trice.s, citoyen.ne.s ont pu exprimer et revendiquer leur désir vital de culture.

Points Communs, scène nationale du Val d’Oise a participé à la mobilisation et publié une vidéo sur son compte Facebook : https://bit.ly/3lzdS3F

Pour que les modalités de réouverture des lieux soient étudiées sérieusement !

Le printemps est inexorable et incontournable.

#feuvertpourlaculture #greenlightforculture

Carte interactive

publié le 18 mars 2021

Le Pôle art et handicap du Théâtre du  Cristal, en partenariat avec le Conseil Départemental du Val d’Oise, se donne pour mission de faciliter l’accès à la culture aux personnes en situation de handicap prise en charge en établissement médico-social. Le travail de terrain mené par le Pôle a permis l’édition d’une carte interactive et consultable, indiquant les établissements médico-sociaux et culturels du Val d’oise, ainsi que leurs coordonnées complètes. Elle est disponible dans la partie RESSOURCE de notre site web, et vous pouvez également la consulter via ce lien : CARTE

 

Résidence « Mine de rien » avec le Théâtre de Jouy

publié le 3 mars 2021

Théâtre et handicap : la liberté et l’inclusion

publié le 19 janvier 2021

#Reportage

« Le théâtre m’a libéré. Dans mon handicap, il m’a permis de mieux m’adresser aux gens, d’avoir confiance en moi et de m’ouvrir au monde. » Stiva Michaut Paterno, comédien au Théâtre du Cristal

Découvrez le reportage de d’Or Périph, le tout nouveau média positif de la banlieue parisienne, venu à la rencontre de la compagnie lors de sa dernière représentation de Cabaret des frissons garantis.


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“LE MILIEU THÉÂTRAL A TENDANCE À ASSIMILER HANDICAP ET AMATEURISME AU NOM D’UNE PRÉTENDUE EXCELLENCE ARTISTIQUE” | Interview

publié le 13 janvier 2021

#interview

 

Fondateur du théâtre du Cristal en 1989, Olivier Couder fait partie des pionniers du renouveau théâtral faisant appel à des comédiens professionnels porteurs de handicap. Il vient de publier un livre qui retrace ses quelque trente années d’expérience.

Présence du handicap dans le spectacle vivant (Éditions érès) se veut tout autant le récit d’une expérience au long cours qu’un état des lieux actuel sur le théâtre et le handicap. Si Olivier Couder cite de nombreuses études et références au fil des pages, son ouvrage n’est à aucun moment académique. Il se perd même volontairement en anecdotes savoureuses et en dialogues truculents, qu’on imaginerait sans peine devenir scènes théâtrales à part entière, afin de donner une chair, à la fois vivante et brésillée, aux réflexions et raisonnements menés par des chercheurs tels que Michel Foucault, Marie Astier, Jean-Jacques Courtine, Claire de Saint-Martin, Henri-Jacques Sticker…

Ce livre, fort agréable à lire, se présente ainsi comme une stimulante porte d’entrée à des problématiques aussi diverses que l’inclusion, les droits culturels, le rapport à la monstruosité, les relations entre art et thérapie ou encore la concordance entre l’homme et le comédien, le tout à travers une réflexion qui tente d’unir – c’est probablement l’apport le plus original, donc le plus discutable, de ce livre – cette spécificité théâtrale qu’est la présence du handicap et l’art brut théorisé par l’artiste français Jean Dubuffet.

Entretien avec Olivier Couder.

Lire la suite sur profession-spectacle.com

Naissance de Talents Singuliers, l’agence artistique du Théâtre du Cristal

publié le 6 janvier 2021

#AGENCE

Naissance de Talents Singuliers, l’agence artistique du Théâtre du Cristal

En 2020, le Théâtre du Cristal donne naissance à Talents Singuliers, agence artistique dédiées aux artistes en situation de handicap. Elle permet de répondre aux demandes émanant des compagnies de théâtre ou du champ audiovisuel et favorise l’emploi des comédien·nes et acteur·ices en situation de handicap dans une entreprise culturelle ordinaire.  L’agence dispense une formation adéquate aux métiers d’acteur, aux spécificités du jeu devant une caméra et à l’exercice du casting. Vous êtes comédien·ne en situation de handicap et vous recherchez des castings et à rendre votre profil visible ? Vous êtes une production audiovisuelle et vous recherchez des comédien·nes en situation de handicap ?

Contactez-nous !

 

Présence du handicap dans le spectacle vivant

publié le 6 novembre 2020

#OUVRAGE

Présence du handicap dans le spectacle vivant, ouvrage écrit par Olivier Couder paru le 27 Août 2020 aux Éditions Érès

« Je suis un amoureux du théâtre, parfois comblé, parfois révolté, parfois déçu, mais toujours aussi curieux et engagé. Sur ma route de comédien puis de metteur en scène, le handicap s’est imposé sans que cela soit un choix de carrière. Le théâtre s’est alors ouvert à un hors champ de l’art tout aussi passionnant et dont j’observe aujourd’hui les effets insoupçonnés sur les plans esthétiques, sociologiques et politiques.»

EXTRAIT | EN VENTE ICI

En savoir +

 

Angélique Bridoux, visage de l’ADAPT

publié le 5 novembre 2020

Pour la semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) organisée par L’ADAPT, Angélique Bridoux, comédienne de la troupe sera l’ambassadrice de cet événement organisé pour sa 24e édition en 2020.

[SPOT OFFICEL]

[INTERVIEW]

 Télécharger/consulter l’interview [PDF – 438 ko]

Parole de Lauréat

publié le 27 février 2020

Olivier Couder, interviewé par la fondation Audiens, témoigne de l’expérience du Théâtre du Cristal comme lauréat du prix d’encouragement 2010

Lire la vidéo

L’accessibilité dans le champ du spectacle vivant

publié le 30 septembre 2019

Accessibilité et droits culturels

publié le 27 août 2019

Consultez la lettre d’information envoyée par Cemaforre, Pôle européen de l’accessibilité culturelle >>ICI<< (cliquer sur « lire la suite » pour ensuite accéder au lien)

Olivier Couder dans Quartiers d’été – radio RGB 99.2 FM

publié le 12 juillet 2019

Écoutez ou réécoutez en podcast l’émission Quartiers d’été du Jeudi 11 Juillet 2019 dont Olivier Couder a été l’invité
Écoutez le podcast ici !

Les fables peintes du corps abîmé

publié le 28 mars 2017

Les études sur les représentations de la déficience dans les œuvres d’art ne sont pas si nombreuses. L’un des écrits qui continue à faire référence est celui de Henri Jacques Stiker, « les fables peintes du corps abîmé ». Ce qu’il étudie dans cet ouvrage pour la peinture est largement extrapolable à d’autres formes d’art.  Stiker définit dans son livre les images du handicap qui ont longtemps dominé l’iconographie occidentale. Il décrit un processus artistique qui serait celui du retournement qui s’exerce dans deux directions. Le premier processus « réside dans la réhabilitation de ce qui est rejeté et au rebut. Les « mal fichus » étant nous tous, ceux que l’on stigmatise comme tels acquièrent une dignité indirecte. » Cette réhabilitation est souvent liée à figure de la rédemption qui suppose une aide apportée à ceux dont la faiblesse les désigne comme un moyen d’exercer son salut. (Nombreuse iconographie de Saint Louis Guérissant les lépreux, Jésus guérissant le paralytique etc.) Une autre figure a consisté à faire du dérèglement du handicap un symbole du désordre généralisé de l’homme et de la société. « Les corps infirmes manifestent la réalité de tout corps, ou du corps social, ou de la condition humaine, parfois des trois à la fois. La marge est en réalité le centre caché ; le contrefait, empiriquement inhabituel, est le miroir où se reflète la déformation générale. ». On pourrait ajouter que Stiker a une vision résolument optimiste de l’art qu’il pare de mille vertus et qu’il n’imagine pas que des œuvres puissent aller dans le sens d’une stigmatisation du handicap. Il ne parle jamais du courant qui a consisté à voir dans le handicap l’œuvre et la marque du diable qui trouve pourtant une traduction dans de nombreuses œuvres artistiques.

Je pense que la première des deux figures décrites par Stiker, celle de la rédemption est désormais en train de régresser. Elle ne disparaît pas et les œuvres artistiques  sont encore nombreuses à se référer à cet imaginaire. Mais le courant est en perte d’influence inéluctable car de nouvelles images viennent déconstruire cette mythologie en proposant un autre type de rapport entre le handicap et la norme. La personne handicapée n’est plus seulement désormais l’ange par qui le salut arrive ou le diable par qui le scandale s’incarne. En revanche, la seconde figure du désordre généralisé continue d’exister mais il me semble qu’elle se transforme et crée de nouvelles mythologies dans son rapport avec le monde instable d’aujourd’hui. Je fonde mon intuition sur le nombre impressionnant de spectateurs qui,  à la fin d’une représentation, venaient me dire « en fait ils ne sont pas handicapés, ou bien non, en fait, c’est nous qui sommes handicapés. Ou alors en fait, c’est nous tous qui sommes handicapés ou normaux, on ne sait plus très bien. »

 J’en ai tiré deux constats :

1)    L’image du handicap change et se décale. L’ancienne mythologie que  la société se faisait traditionnellement du handicap est présente dans les mémoires mais elle tend à devenir obsolète. (Premier mouvement : « ils ne sont pas handicapés », ce qui veut dire, « ils ne cadrent pas avec la représentation traditionnelle que nous nous faisions du handicap jusqu’ici»)

2)    Le handicap devient aujourd’hui un support d’identification possible. (« nous sommes tous handicapés »)
Si cette hypothèse est vraie, cela constitue une véritable révolution car jusqu’à maintenant, il y avait une cloison hermétique qui séparait les personnes normales, saines d’esprit, des inadaptés, des déficients, des débiles.

Une petite histoire…

publié le 29 septembre 2016

Un automobiliste se rend soudain compte que l’un des pneus de sa voiture est crevé. Il s’arrête en urgence, obligé de stationner en rase campagne devant les murs d’un asile psychiatrique, tentant de  changer sa roue sous l’œil inquiétant d’un fou juché sur le faîte du mur susdit. Rendu nerveux et stressé par cette situation inédite, l’automobiliste fait un geste malheureux et laisse tomber l’un des écrous qui serre sa roue dans la bouche d’égout.

Désespéré, il s’assoit sur le rebord du caniveau, ne sachant plus que faire. C’est alors que le fou qui a observé la scène lui propose : « vous n’avez qu’à remonter la roue de secours avec les trois boulons restant. Vous arriverez ainsi jusqu’à la prochaine station-service où l’on pourra vous dépanner. »

Tout à la fois heureux, surpris et un peu gêné, notre homme se redresse et dit alors au fou : « Mais vous n’êtes donc pas… » Il hésite devant la brutalité des termes de « malade » ou de « fou », se ravise et poursuit « vous n’êtes pas dans …cette maison ? ». Et le fou de lui répondre « Eh oui, je suis fou, je ne suis pas con ! »

 

Cette petite histoire me semble riche d’enseignements si l’on prend la peine de s’y arrêter un peu plus que le temps d’un rire. On y retrouve des figures caractéristiques : difficulté à nommer le désordre mental, toutes les catégorisations connues, maladie, folie, handicap, semblant inappropriées ou insuffisantes ; position dérangeante du fou qui semble à la fois dangereux et en danger, juché en équilibre sur son mur, prêt à tomber ou à commettre quelque forfait, position également inquiétante parce qu’à la frontière de deux mondes. Cette histoire dénonce également la croyance qui veut qu’une maladie ou un handicap mental s’accompagnent forcément d’un lourd déficit intellectuel.

Enfin, l’a priori de l’automobiliste sur la folie nous rappelle combien notre perception des personnes dites handicapées mentales ou psychiques est empreinte d’imaginaire. Ce dernier point est tout particulièrement marquant concernant les capacités artistiques : le formulaire d’internement administratif d’Antonin Artaud à Ville d’Avray porte la mention : « Artaud. Antonin. Se dit écrivain ». On mesure là combien notre perception est influencée par des pré-requis sociaux et culturels : l’interné, la personne prise en charge par une institution ne peut être vraiment un artiste car son statut social et psychologique renvoie à un déficit global et indifférencié qui semble affecter à la fois les capacités intellectuelles et artistiques.

À l’inverse, un artiste ne peut pas être un vrai fou, tout au plus un « fou génial » comme on les aime dans les salons  mondains. Pour remettre les pendules à l’heure, nous vous invitions à venir voir les spectacles du festival « Orphée Viva la Vida ». Il ressort de l’ensemble de la programmation une image bien pus complexe que ces clichés habituels. Pour ceux qui veulent en savoir plus, le colloque du 14 octobre à l’Apostrophe, « Art et handicap, nouvelles images, nouvelles mythologies » nous permet d’aller encore plus loin dans la réflexion…

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